Je mets mon site en règle
Un site professionnel doit dire qui vous êtes, et ce que vous faites des données de vos visiteurs. Un simple site vitrine est concerné, autant qu’une boutique.
Bonne nouvelle : trois textes courts suffisent le plus souvent, et le bandeau cookies n’est pas toujours nécessaire.
Un cas qui sort de l’ordinaire ? Voir les cas particuliers en fin de page.
Étape 1Afficher vos mentions légales
Avant la mise en ligne
La loi demande qu’un visiteur sache tout de suite qui vous êtes et comment vous joindre. Le SPF Économie l’explique dans ses lignes directrices, mises à jour le 28 septembre 2026.
Le plus simple : un lien « Mentions légales » dans le pied de page de chaque page, vers une page dédiée.
Ce qu’il faut savoir
- Il faut au minimum votre nom, votre adresse, un e-mail, un téléphone et votre numéro d’entreprise.
- Assujetti à la TVA ? Ajoutez votre numéro de TVA : le même numéro, avec BE devant.
- Les informations ne doivent pas se trouver seulement dans les conditions générales.
- Les mêmes règles valent pour vos comptes professionnels sur les réseaux sociaux.
Attention
Un formulaire de contact seul ne remplace pas l’e-mail et le téléphone.
Les questions à poser
- Le lien vers les mentions légales est-il visible sur mobile, en bas de chaque page ?
- Mon métier est-il réglementé, ou soumis à une autorisation ?
Qui peut vous aider
- SPF Économie, créer une entreprise
Les obligations d’information des sites professionnels.
- BCE Public Search
Vérifiez ce que votre fiche BCE affiche.
Pour aller plus loin
Étape 2Expliquer ce que vous faites des données
Dès le premier formulaire
La politique de confidentialité devient obligatoire dès que vous collectez une donnée personnelle. Un formulaire de contact suffit, comme une newsletter ou des statistiques.
Elle se lit comme une notice : courte, en mots simples, accessible depuis chaque page.
Ce qu’il faut savoir
- Le RGPD, la loi européenne sur les données, vous oblige à dire qui traite les données et lesquelles.
- Elle dit aussi pourquoi vous les gardez, combien de temps, et quels sont les droits du visiteur.
- L’Autorité de protection des données publie un modèle et des pages pour les petites entreprises.
À faire
- Listez ce que collecte votre site : formulaire, newsletter, statistiques, prise de rendez-vous.
- Ne demandez dans le formulaire que ce qui sert à vous répondre.
Les questions à poser
- Où arrivent les messages du formulaire, et qui y a accès ?
- Combien de temps je garde les demandes de contact ?
- Mon hébergeur ou mon outil de newsletter est-il en Europe ?
Qui peut vous aider
- Autorité de protection des données
Modèles et réponses pour les PME, gratuitement.
Pour aller plus loin
Étape 3Régler les cookies
Avant d’ajouter des statistiques
Aucun cookie non essentiel ne peut être déposé avant que le visiteur ait dit oui. Un bandeau « Ce site utilise des cookies, OK » ne vaut rien.
Pour un site vitrine, la voie la plus courte n’est pas un bon bandeau. C’est un site sans cookie à consentir, qui n’a pas besoin de bandeau.
Ce qu’il faut savoir
- Les cookies techniques, comme ceux de la session ou de la langue, n’ont pas besoin d’accord. Une information suffit.
- Les statistiques classiques, les vidéos YouTube, Google Maps et les pixels publicitaires demandent un oui.
- Si vous gardez un bandeau, le bouton Refuser doit être aussi visible que le bouton Accepter.
| Au lieu de | Prenez |
|---|---|
| Google Analytics | Une mesure sans cookie : Plausible, Cloudflare Web Analytics, Matomo sans cookie |
| Vidéo YouTube classique | Le mode « nocookie », ou une image qui charge le lecteur au clic |
| Carte Google Maps | Une image fixe avec un lien vers l’itinéraire |
Les bons réflexes
À faire
- Testez votre site en navigation privée, sans cliquer, et relevez les cookies déposés.
- Décrivez vos cookies techniques dans la politique de confidentialité.
À éviter
- Un bandeau qui informe sans demander, avec les statistiques déjà lancées.
- Un bouton Refuser gris pâle à côté d’un Accepter bien visible.
Les questions à poser
- Quels cookies le site dépose-t-il, avant ou après le clic du visiteur ?
- Puis-je mesurer mes visites sans cookie ?
Qui peut vous aider
- Autorité de protection des données
La check-list cookies officielle.
Pour aller plus loin
Étape 4Garder le tout à jour
Après la mise en ligne
Avec votre numéro d’entreprise, n’importe quel visiteur peut vérifier votre fiche sur BCE Public Search. Elle doit dire la même chose que votre site.
Vous déménagez ? Changez l’adresse à la BCE d’abord, puis sur le site et sur vos factures.
Ce qu’il faut savoir
- Le SPF Économie vous demande de tenir votre fiche à jour sur My Enterprise : adresse, activités, numéro de compte.
- Un nouvel outil sur le site, comme un chat ou une vidéo, peut ajouter des cookies. Refaites alors le test.
| Élément | Quand |
|---|---|
| Mentions légales | Toujours, sur tout site professionnel |
| Politique de confidentialité | Dès qu’une donnée personnelle est collectée |
| Accord pour les cookies | Dès qu’un cookie non essentiel est déposé |
| Bandeau cookies | Pas nécessaire si le site n’a aucun cookie à consentir |
Les questions à poser
- Ma fiche BCE et mon site affichent-ils la même adresse ?
- Qui prévient de l’ajout d’un outil qui dépose des cookies ?
Qui peut vous aider
- BCE Public Search
Ce que voit un visiteur sur votre entreprise.
- Autorité de protection des données
Les questions sur les données personnelles.
Pour aller plus loin
Cas particuliers
Le parcours ci-dessus suit le cas le plus courant. Ouvrez seulement ce qui vous concerne.
Vous exercez une profession réglementée
Avocat, architecte, expert-comptable : indiquez l’ordre où vous êtes inscrit, votre titre et le pays qui l’a délivré. Ajoutez où lire les règles de votre profession.
Votre activité demande une autorisation
C’est le cas des systèmes d’alarme ou des agents immobiliers, par exemple. Indiquez l’autorité qui vous surveille.
Vous exercez en société
L’usage ajoute la forme juridique, le siège social et le registre des personnes morales du tribunal compétent. Ces mentions viennent du droit des sociétés : confirmez-les avec votre comptable ou votre notaire.
Vous gardez des cookies à consentement
Le consentement doit venir avant tout dépôt, être libre, donné usage par usage, informé et actif. Continuer à naviguer ne vaut pas accord.
Retirer son accord doit être aussi simple que le donner. L’APD juge en principe raisonnable de garder le choix du visiteur 6 mois.
Sources
- SPF Économie, Guidelines, obligations d’information dans le cadre du e-commerce (28/09/2026), consulté le 11/10/2026
- Autorité de protection des données, Check-list cookies (PDF), consulté le 11/10/2026
- Autorité de protection des données, Espace professionnel, consulté le 11/10/2026