Kit Indépendant

Cotisations sociales 2026 : taux, minimum et plafond

20,50 % du revenu net jusqu’à 75 024,54 €, minimum 890,42 € par trimestre. Calcul, primostarter, complémentaire, exemple sur 30 000 €.

En bref. À titre principal, vous payez 20,50 % de votre revenu net en cotisations sociales. Le minimum est de 890,42 € par trimestre, même sans revenu. Les frais de gestion de votre caisse s’ajoutent. Affiliez-vous à une caisse avant votre premier jour d’activité.

Le revenu net, c’est votre chiffre d’affaires moins vos frais professionnels, avant impôt. Le simulateur de cotisations fait le calcul pour vous.

Le barème 2026

Situation Taux Revenu concerné
Principal, tranche 1 20,50 % jusqu’à 75 024,54 €
Principal, tranche 2 14,16 % de 75 024,54 € à 110 562,42 €
Principal, au-delà 0 % plus de 110 562,42 €
Revenu minimum retenu 20,50 % 17 374,08 € (8 972,07 € pour un primostarter)
Complémentaire 0 % sous 1 922,16 €
Complémentaire 20,50 % de 1 922,16 € à 75 024,54 €

En euros par trimestre, hors frais de gestion :

Montant Par trimestre
Minimum à titre principal 890,42 €
Minimum primostarter (quatre premiers trimestres) 459,82 €
Minimum à titre complémentaire (revenu au-delà de 1 922,16 €) 98,51 €
Maximum 5 103,05 €
Provisoire de début, à titre principal 890,42 €
Provisoire de début, à titre complémentaire 98,51 €

Ces chiffres viennent de la note de cotisations 2026 de l’INASTI. C’est l’institut public qui gère le statut social des indépendants.

Le calcul en trois étapes

  1. Prenez votre revenu net de l’année. Les cotisations sociales font partie des frais déduits.
  2. Appliquez 20,50 % jusqu’à 75 024,54 €. Sur la partie au-dessus, jusqu’à 110 562,42 €, appliquez 14,16 %.
  3. Divisez par quatre. Le résultat est sous le minimum ? Vous payez le minimum.

Trois exemples

Vous êtes consultante à titre principal, pas primostarter.

Revenu de 30 000 €

  • calcul : 30 000 × 20,50 % = 6 150 € par an ;
  • résultat : 1 537,50 € par trimestre, avant frais de gestion.

Revenu de 12 000 €

  • calcul : 12 000 × 20,50 % = 2 460 € par an, soit 615 € par trimestre ;
  • c’est sous le minimum ;
  • résultat : 890,42 € par trimestre, calculés sur le revenu minimum de 17 374,08 €.

Revenu de 90 000 €

  • tranche 1 : 75 024,54 × 20,50 % = 15 380,03 € ;
  • tranche 2 : (90 000 − 75 024,54) × 14,16 % = 2 120,53 € ;
  • total : 17 500,56 € par an ;
  • résultat : 4 375,14 € par trimestre.

D’abord une cotisation provisoire, ensuite la régularisation

La caisse ne connaît votre revenu 2026 qu’en 2028. En attendant, elle facture une cotisation provisoire, calculée sur votre revenu d’il y a trois ans.

Quand le fisc lui transmet le revenu réel, elle régularise. Vous avez trop peu payé ? Elle réclame un supplément. Trop payé ? Elle rembourse.

Vous pouvez agir avant :

  1. votre revenu monte : demandez à payer plus dès maintenant ;
  2. votre revenu baisse : demandez une réduction de la provisoire, avec des justificatifs.

Sans cela, la régularisation tombe deux ans plus tard, d’un coup.

Au démarrage, il n’y a pas encore de revenu de référence. La caisse facture alors la provisoire de début : 890,42 € par trimestre à titre principal. Vous pouvez demander à cotiser sur une estimation plus haute, pour éviter le rattrapage.

Si vous êtes primostarter

Ce point ne concerne que les personnes qui lancent une première activité à titre principal.

Vous estimez votre revenu sous 17 374,08 € ? Le minimum baisse à 459,82 € par trimestre, sur un revenu minimum de 8 972,07 €. Il vaut pendant les quatre premiers trimestres (huit pour une activité artistique).

Une réduction unique de 118,52 € s’ajoute au premier trimestre.

Attention au décompte final. Si vos revenus réels dépassent le montant retenu, la caisse réclame un supplément et des majorations. Les conditions d’accès exactes (pas d’activité principale récente) sont à confirmer auprès de votre caisse.

Si vous êtes indépendant complémentaire

Ce point concerne ceux qui ont un emploi salarié à côté.

  1. Sous 1 922,16 € de revenu indépendant, vous ne payez rien.
  2. Au-delà, vous payez 20,50 %, avec un minimum de 98,51 € par trimestre.
  3. À partir de 17 374,08 €, vous payez comme un indépendant à titre principal. Vous n’obtenez pas de droits sociaux en plus.

Le détail est dans le guide indépendant complémentaire.

Ce que vos cotisations financent

Elles ouvrent vos droits à la pension et aux soins de santé. Elles couvrent aussi les indemnités en cas d’incapacité, le droit passerelle et les allocations familiales.

Votre conjoint vous aide dans l’activité ? Il cotise lui aussi, avec un minimum plus bas. Voyez le guide du conjoint aidant.

Un indépendant complémentaire qui paie la cotisation réduite ne gagne pas de droits en plus. Ses droits viennent de son activité principale.

Ce que vous faites maintenant

  1. Calculez votre trimestre avec le simulateur de cotisations, puis ajoutez les frais de gestion de votre caisse.
  2. Pas encore affilié ? Faites-le avant votre premier jour d’activité. Sinon, l’INASTI vous inscrit d’office à la Caisse nationale auxiliaire. Les frais des caisses sont dans le comparatif des caisses.
  3. Si votre revenu grimpe, demandez tout de suite une provisoire plus élevée à votre caisse. Vous évitez un rattrapage avec intérêts.
  4. Mettez l’argent de côté chaque mois. Pour 1 537,50 € par trimestre, c’est 512,50 € par mois.
  5. Pensez aussi à l’impôt. Depuis les revenus 2026, les versements anticipés ne sont plus obligatoires pour les personnes physiques. Provisionner reste la façon la plus sûre d’éviter une mauvaise surprise.

Questions fréquentes

Sur quel revenu les cotisations sont-elles calculées ?

Sur votre revenu professionnel net de l’année, après frais et avant impôt. Pendant l’année, la caisse facture une cotisation provisoire sur le revenu d’il y a trois ans. Elle régularise ensuite.

Je gagne moins que le minimum. Je paie quand même ?

Oui. À titre principal, la cotisation plancher est de 890,42 € par trimestre en 2026, même avec un revenu nul. Les primostarters descendent à 459,82 €.

Les frais de gestion de la caisse sont-ils compris ?

Non. Chaque caisse ajoute ses frais de gestion, en pourcentage de la cotisation. Le taux varie d’une caisse à l’autre : demandez-le avant de signer.

Les cotisations sont-elles déductibles ?

Oui, intégralement, comme frais professionnels. Un revenu de 30 000 € amputé de 6 150 € de cotisations est imposé sur 23 850 €.

Sources

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